Compétences

Lors de discussions entre collègues sur Koha, la question des compétences informatiques requises dans la bibliothèque revient régulièrement. Je crois qu'il est nécessaire de préciser un peu les choses, après quelques mois d'expérimentations et le passage en production.

1. "Il faut un informaticien maison" :

  • VRAI : l'installation n'est pas "triviale", et demande de bonnes connaissances de l'environnement Linux; mais de très nombreux tutoriels présents sur le web guident l'administrateur impétrant. La phase historiquement délicate des modules Perl est résolue depuis le passage de Linux Debian en version Lenny. La phase la plus délicate reste la mise en route du moteur d'indexation Zebra. Après l'installation, la mise en place des scripts d'administration (fichiers cron) demande un peu de pratique (environnement Linux, toujours).
  • FAUX : le noyau de Koha permet de démarrer directementsur des questions de bibliotécaires : table MARC de catalogage, règles de prêt, création des abonnements, bulletinage des revues arrivées. L'OPAC est à la hauteur des produits commerciaux. Le paramètrage essentiel se fait en activant des options dans une interface web.

En bref, un informaticien est nécessaire pour la mise en route, mais pas forcément en travail courant.

2. "Il faut s'y connaître en Perl" :

  • FAUX : on peut utiliser Koha sans aucune connaissance de ce langage. Il est possible de développer des petits outils annexes dans d'autres langages (PHP ou Java par exemple), pourvu qu'ils respectent le noyau Koha et l'architecture de la base de données.Des utilitaires de connexion à la base de données MySQL existe dans tous les langages de programmation.

3. "Il faut des connaissances en bases de données":

  • VRAI et FAUX :pour un usage courant, inutile de savoir rentrer à l'intérieur de la base MySQL de Koha. Mais pour les phases de migration de données (lecteurs, prêts, en particulier), c'est préférable.

CONCLUSION : Koha est un logiciel pour bibliothécaires, utilisable par des bibliothécaires, installable plutôt par un informaticien ou un bibliothécaire dégourdi en informatique et en logiciels libres. Il existe heureusement des prestataires qui peuvent se charger de ces phases délicates que sont l'installation ou la migration des données. Comme pour n'importe quel SIGB... mais à la différence des autres produits, c'est que si vous avez envie d'aller voir ce qui se cache sous le capot, c'est possible !